ACTU MODE : ARTICA ARBOX OUT OF THE BOX

Lancée à l’occasion de la fashion week parisienne par une inconnue du sérail, Irène Roth, la marque Artica Arbox fait déjà parler d’elle.

Lancée à l’occasion de la fashion week parisienne par une inconnue du sérail, Irène Roth, la marque Artica Arbox fait déjà parler d’elle.

 Il est plaisant d’assister à l’éclosion (réussie) d’une marque. Une de plus ? Que nenni. Artica Arbox, fondée par l’américaine Irène Roth cette année, c’est le trompe-ennui de la mode. On y trouve des codes street, des silhouettes monochromes, des matières et des coupes simples très unisexe -des éléments que l’on connait et qui, pourtant, explorent une expressivité unique. Il s’y pense, selon l’expression anglaise, « out of the box et il s’y affiche une dimension « progressiste ». Qu’est ce qu’un label progressiste ? « C’est, explique sa fondatrice, réinventer des silhouettes sans être brigué par les codes et les règles du luxe classique. Savoir y ajouter une saveur très personnelle », à l’instar du nom de la marque, hommage aux sobriquets de super-héros dont s’affublaient ses enfants.

En clair, Artica Arbox livre une approche très audacieuse, affranchie du background « classique » de tant de designers issus d’écoles spécialisées. La jeune cinquantaine, Irène Roth, est établie à Los Angeles plutôt qu’à NewYork et revendique une longue carrière à la publicité et au marketing de Sony pictures, plutôt qu’un cursus dans la fashion sphere. Il y a trois ans, elle envoie valser l’industrie du cinéma pour s’adonner entièrement à sa passion, la mode, façon businesswoman tout de même… « J’ai décidé de comprendre tous les rouages de la chaîne fabrication et de parcourir les usines. » C’est dans l’une d’entre elles, à Florence, il y a tout juste neuf mois, que les propriétaires, subjugués par le style de la collection qu’elle envisage, lui présentent Cristiano Minchio, ancien PDG de Vivienne Westwood et de Yeezy. « J’avais besoin de m’entourer d’une personne qui sache ce que je ne sais pas ! » Le courant passe immédiatement et la collection est lancée sans plus attendre.

Le résultat ? Du luxe flash ready-to-wear made in Italy, qui prend la couleur de la rébellion : jaune poussin, rose bonbon ou bleu roi. Les blousons et les pantalons sont en nylon, les manteaux en denim, et le tout, singulièrement ajusté dans un jeu de superpositions monochromes. « Le fil rouge, reprend Irène Roth, c’est l’association d’idées esthétiques apparemment opposées. Plus personne ne s’habille pour aller travailler ou pour sortir. Une tenue est l’expression complète d’une journée. J’ai donc choisi de créer des vêtements capables de mélanger un style à la fois classique et brut, d’accorder des touches masculines avec une touche de sexyness. L’essentiel, c’est que chaque personne puisse exprimer son authenticité. »

  • Interview / Judith Spinoza

  • Ad / Vinz

  • Produced / 1ntant.fr