LE CONCEPT BON MARCHÉ

Avec l’exposition « Geek mais Chic » - jusqu’au 22 avril - Le Bon Marché Rive Gauche invite ses clients à expérimenter le shopping du troisième millénaire à grand renfort d’hologrammes et de réalité virtuelle.

1nstant: Le Bon Marché organise régulièrement des expositions de grande envergure au cœur de son magasin. Quelle est la spécificité de « Geek mais chic » ?

Jennifer Cuvillier: Cet événement a été conçu pour surprendre notre clientèle avec des nouvelles technologies dont on entend beaucoup parler mais qu’on n’a pas souvent la possibilité de tester. Ici, les clients peuvent très facilement les expérimenter.

De quelle manière cette exposition contribue-t-elle à renforcer Le Bon Marché dans son rôle de concept-store ?

J. C. : Un concept-store doit constamment innover que ce soit dans les produits qu’il propose ou dans sa façon de les présenter, et c’est exactement ce que nous faisons à travers cette exposition. Les clients peuvent vivre et tester des expériences technologiques exclusives qui leur permettent d’apprécier, de ressentir et de connaître autrement les univers des marques que nous présentons. Que ce soit avec le scanner de peau proposé par les équipes de Christian Dior Beauté ou avec le miroir à selfie mis en avant chez Calvin Klein, ou encore avec les casques de réalité virtuelle, les hologrammes…

Quelle différence faites-vous entre un grand magasin et un concept-store ?

J. C. : Contrairement à d’autres, nous sommes un petit grand magasin, c’est dans notre ADN et cela nous a toujours permis de penser et d’agir avec beaucoup de rapidité et d’aisance, de mixer les départements – la mode, la maison, la beauté… – autour de thématiques communes, comme le ferait un concept-store justement. Par ailleurs, nous avons la chance d’avoir une clientèle de plus en plus avertie, qui connaît bien la mode, les tendances, qui est sensible à l’art également… Ces dernières années, nous avons pris soin de développer tout particulièrement notre « sourcing » en choisissant des marques et des produits qui apportent à la cliente un vent de nouveauté. En ce sens, Le Bon Marché n’est pas qu’un grand magasin, c’est aussi un grand concept-store.

De quelle manière les produits présentés par Le Bon Marché se démarquent-il plus particulièrement ?

J. C. : Les produits que nous présentons ne sont jamais là par hasard, ils sont « édités », sélectionnés pour faire vivre de nouvelles expériences à notre clientèle. Pour cette raison, nous proposons d’ailleurs bon nombre d’exclusivités. Les maisons de luxe présentent certains de leurs produits en avant-première dans notre magasin, par exemple. Nous sommes aussi des dénicheurs de talents : Koché, Rosie Assoulin, Magda Butym, sont autant de nouvelles marques sur lesquelles nous parions. Pour mémoire, nous sommes les premiers à avoir présenté Off-White, la marque de Virgil Abloh, et nous avions fait de même avec Thom Browne, bien avant que ces deux griffes soient connues.

Votre singularité passe également par votre offre de personnalisation…

J. C. : C’est l’un de nos points forts ; ces dernières années, nous avons largement développé notre service de customisation à travers un vaste choix de broderies, de transferts, de patchs, d’impressions laser – à l’atelier Notify – et même des dessins d’inspiration street art – avec les graffeurs Mad Lords.

  • Interview / Catherine Maliszewski

  • Ad / Vinz

  • Produced / 1nstant.fr