LA SANDRA GIRL POWER

Femme d’affaire accomplie, l’épouse de Tomer Sisley en a sous le pied, dans sa vie, dans sa tête, façon grande gueule et girl power. Par son sens de la fête et son aptitude à l’organiser.

Il y a l’odeur de clope de l’appartement, les piles éparses de livres et de bibelots, les instruments de musique qui bloquent les portes, les meubles et les canapés légèrement déglingues, bref, ce tumulte précieux qui vous assaille, à peine franchi les murs de son appartement qui abrite aussi son agence de relations publiques Sandra&Co.

Ma vie rêvée. Vie familiale, vie intime et professionnelle, chez Sandra Sisley, tout se télescope et se mélange, façon maison du bonheur. Hors de question de compartimenter sa vie ou ses envies. Comprendre –ici on vit, on se choie dans la franche bonne humeur, comme on le fait dans les lieux dont elle assure la promotion, dont le Roxie, rue de Ponthieu à Paris, ou la suite Sandra&Co, passage incontournable des soirées cannoises.

Qu’elle soit femme d’affaire, femme tout court ou mère, cette brune incendiaire l’affiche et le revendique sans complexe –« Je suis une femme libre ». Et libertaire. Aux antipodes de la posture liberté-papier-glacé dont les personnalités aiment se parer pour incarner une coolitude de bon aloi, Sandra engage chacun à être au volant de sa propre vie. « J’ai toujours été une grande gueule avec un point de vue, qui n’avait pas froid aux yeux. Aujourd’hui, je suis une femme moderne et libre avec des valeurs à l’ancienne –un paradoxe au sens où je suis décomplexée (je vis comme je l’entends), tout en étant attachée à des valeurs familiales très solides. »

La nuit se prépare le jour. Sourire maximal, voix grave façon grande fumeuse, pattes d’oie rieuses, survêt grosses baskets ou tailleur sexy ajusté, sa personnalité solaire fonctionne comme un uppercut. Et ce, depuis pas mal d’années. « J’ai débuté aux côtés de Cathy Guetta aux Bains Douches. Je suis devenue son bras droit par la suite. C’est là que j’ai découvert le monde fascinant de la nuit. À l’origine, j’avais commencé des études de droit car je suis issue d’une famille de juriste stéphanoise. » Quelques années plus tard, Sandra monte sa boîte de production de documentaires et de clips vidéos (Florent Pagny, Superbus etc). En 2013, face à la crise de l’industrie du disque, elle décide de monter une agence de RP. « Sandra&Co est la suite logique de ces savoir-faire », résume-t-elle. Des 50 ans d’Ungaro organisés au Petit Palais à la suite Sandra&Co durant le festival de Cannes en passant par le gala Geneticancer, dont Sandra est marraine, ses engagements professionnels et personnels l’ont propulsé comme personnalité incontournable de l’événementiel.

Wonderwomen.L’image, et par corollaire, l’usage des réseaux sociaux, elle connaît. C’est son métier. Un moyen par lequel elle glisse un billet d’humeur aux femmes, en marge des combats qu’elle mène publiquement en tant que marraine pour des associations comme le Cancer du Sein ou les Rois du Monde. « Je suis sur les réseaux sociaux exactement comme je suis dans la vie -c’est un luxe ! » Comprendre décomplexée, pleine d’autodérision et de folie joyeuse. « Je trouve qu’il est important de montrer qu’on a le droit de se planter, d’être fatiguée, moche, débordée. Arrêter de cultiver ces images de perfection qu’on nous oblige à renvoyer. » C’est pourtant Madonna, une experte en gestion d’image que Sandra Sisley considère comme une icône absolue. Moins pour cet aspect que pour son esprit libertaire/sa totale indépendance d’esprit et de comportement : « elle est 1000 femmes –provocante, innovante, mère, artiste, surprenante, libre. Et toujours là. » On croirait entendre parler de Sandra…

Girl power : Je suis fascinée par les femmes et les multiples combats qu’elles mènent de front au quotidien. Du coup, je suis très girl power. Je fonctionne en bandes. Mon crew, c’est Sarah Lavoine, Gaëlle Constantini, Jennifer Ayache,Laurie Cholewa, Anne Sophie Aparis etc…

Famille : Nous sommes une famille recomposée –le Club des cinq, mon fils Dino et mes deux beaux enfants. C’est mon socle, avec ma mère, qui est mon modèle et mon moteur.

Le Roxie : C’est le lieu pour faire la fête en écoutant de la musique live, tous âges confondus. Quand Laurent de Gourcuff m’a demandé de redonner ses lettres de noblesse au 8ème arrondissement en précisant qu’il s’agissait d’une affaire située au 23 rue de Ponthieu, j’ai immédiatement accepté. C’est à ce numéro, il y a 20 ans, que j’avais aidé Cathy Guetta a lancer le Tanjia, un restaurant marocain qui avait fait un carton.

Style : Je suis aussi variée dans ma manière de m’habiller que dans ma manière de vivre. Du streetswear absolu de rapeuse le matin, au tailleur Paul Smith pour un rdv professionnel. Off White, Paul Smith, Jitrois, Oud, Gaëlle Constantini comptent parmi mes marques fétiches.

Spots : Le Costes Saint Honoré a longtemps été mon QG. J’aime aussi la Belle Époque, l’Atelier Vivanda, le parc Monceau où je ballade mes enfants, la Fondation Vuitton, les salles de concert…

Féminité : C’est assumer qui on est. S’aimer est la clef.

Actu : Ouverture du Roxie Club le 10 Octobre au 23 rue de Ponthieu à Paris. / Ouverture du show room Oud en Novembre / Gala Geneticancer le 16 Novembre.

Production 1nstant.fr – maquette Lou De Rensis