ESPERO : L’ATELIER DE COUTURE UPCYCLING ECO-RESPONSABLE : LA MODE SE MOBILISE POUR L’INSERTION PROFESSIONNELLE

L’Engagement social et environnemental est le nouveau terrain d’expression de la Mode. Une démarche qui va encore plus loin avec l’exemple de l’Atelier de couture Espero, dédié aux personnes réfugiées et à l’upcycling.par Florence Julienne.

MAYA PERSAUD : Espero Atelier L’Engagement social et environnemental est le nouveau terrain d’expression de la Mode. Une démarche qui va encore plus loin avec l’exemple de l’Atelier de couture Espero, dédié aux personnes réfugiées et à l’upcycling. 1NSTANT STORY

Espero Atelier L’Engagement social et environnemental est le nouveau terrain d’expression de la Mode. Une démarche qui va encore plus loin avec l’exemple de l’Atelier de couture Espero, dédié aux personnes réfugiées et à l’upcycling. 1NSTANT STORY

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Espero Atelier : la Mode se mobilise pour l’insertion professionnelle des réfugiés

L’Engagement social et environnemental est le nouveau terrain d’expression de la Mode. Une démarche qui va encore plus loin avec l’exemple de l’Atelier de couture Espero, dédié aux personnes réfugiées et à l’upcycling.

En 2021, Maya Persaud ouvre l’Atelier de couture upcycling Espero, un espace de 140 m2 pour former et employer de jeunes réfugiés. Ici, à Anthony, dans les Hauts-de-Seine, les réfugiés de toutes origines, sans critères de couleurs ou de genres mais dans un souci de mixité et d’apprentissage de la langue française, ont la possibilité de renouer avec un travail qu’ils ont dû abandonner de force, en l’occurrence la couture. « Sur les 10 personnes que nous avons accueillies, ayant autour de 25 ans, une jeune Afghane vient de décrocher un CDI dans une Maison de couture » se félicite la co-fondatrice, qui prouve ainsi la pertinence de son projet d’autant « qu’avec l’Ukraine, le phénomène va se multiplier ».

En effet, la guerre en Ukraine a mis en évidence une réalité : les réfugiés, aujourd’hui politiques, demain climatiques ?, sont nombreux à fuir pour se réinventer un ailleurs plus favorable. Dans ce contexte, les acteurs politiques et économiques s’emploient à leur trouver des solutions. Et la Mode, de plus en plus engagée sur le terrain de la responsabilité sociale et environnementale, n’est pas en reste.

D’autant que ce chantier d’insertion (structure d’insertion par l’activité économique, N.D.L.R.), financé par l’état via la DRIEETS*, met en exergue une réalité terrain : le secteur est à la recherche de main-d’œuvre qualifiée sur le sol français, des technicien(ne)s de confection et des modélistes pour être précis. La mission de l’Atelier Espero ? « Le savoir-faire/savoir être ou la mise à niveau européen des réfugiés pour qu’ils puissent être employables » explique la directrice.

Cette nouvelle forme d’entreprenariat social s’inscrit dans une logique de croissance vertueuse

Plus qu’une tendance, l’upcycling est devenu le nouveau défi de la jeune génération, soucieuse de se libérer de l’image désastreuse de principal
pollueur dont pâtit la Mode. « Nous avons réalisé une collection ambitieuse avec des tissus entièrement issus de la récupération, offerts par les grandes maisons » indique la dirigeante. Avec le soutien d’une marraine bien introduite dans le milieu de la mode, Anabel Meyer Marquès, cette collection a même été présentée dans de très bonnes conditions à la presse, à l’occasion de la Fashion Week Paris, en mars 2022.

Côté business, du fait du sourcing, les vêtements sont fabriqués dans de petites quantités (maximum 10 modèles) et ne peuvent (ou ne veulent ?) donc pas s’inscrire dans une logique de volumes. À ce jour, ils sont vendus sur le eshop de l’association et, prochainement, via Reiner Upcycling, une marketplace spécialisée.

Aussi, pour bénéficier de la solidarité nationale, l’association a l’obligation de créer un modèle économique viable. La sous-traitance est l’autre axe de développement d’Espero Atelier. Et les jeunes marques de se pencher sur cette solution qui permet

de travailler en circuit court, comprenez de faire fabriquer en France de petites séries, avec une main d’œuvre hautement qualifiée (bien que la formation soit non- professionnalisante). C’est le cas de la marque Les Récupérables qui revendique cette nouvelle « économie sociale, solidaire et durable » pour proposer un prêt-à-porter aux prix du marché (maximum 90 € un chemisier).

Développement durable, éthique, relocalisation… Décidément, les arguments suivent l’air du temps. Mais l’adaptabilité n’est-elle pas le propre de la Mode ?!

Par Florence Julienne

À propos d’Espero France : En 2016, Pauline Cazaubon, Nicolas Treiber et Carlos Arbelaez fondent Espero France. Leur but est de proposer des parcours d’insertion professionnelle aux réfugiés et aux demandeurs d’asile autour de l’apiculture et l’agroécologie, tout en les sensibilisant aux enjeux environnementaux.

* DRIEETS : Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités