On l’a vue en majesté lors du premier défilé de Matthieu Blazy à la tête de la maison Chanel. La chemise blanche portée de jour comme de soir s’impose cette saison dans le vestiaire féminin comme un manifeste d’élégance et d’allure. By Sophie De Champsavin.
Tendance la chemise blanche
On l’a vue en majesté lors du premier défilé de Matthieu Blazy à la tête de la maison Chanel. La chemise blanche portée de jour comme de soir s’impose cette saison dans le vestiaire féminin comme un manifeste d’élégance et d’allure. Carine Beigbeder, fondatrice de Bourrienne Paris X en a
fait le fil conducteur de son label, la revisitant avec un regard contemporain et un savoir-faire français. Pour 1nstant.fr elle répond à notre questionnaire. Interview Carine Beigbeder/ Bourrienne Paris X

En quoi la chemise blanche est-elle une pièce intemporelle du vestiaire féminin ?
La chemise blanche est une évidence. Pure, structurée, lumineuse — elle traverse les époques sans
jamais perdre de sa force. Elle est un élément central de l’émancipation féminine. Elle emprunte au vestiaire masculin sa rigueur, et révèle sur la femme une sensualité subtile. C’est une pièce d’allure, avant d’être un basique.

Comment est née la marque Bourrienne ? Son ADN ?
Bourrienne est née d’une obsession : redonner à la chemise sa noblesse. La considérer non pas comme un essentiel parmi d’autres, mais comme une pièce centrale, presque manifeste.
Sa spécificité réside dans l’exigence du détail, l’inspiration historique réinterprétée, et une coupe pensée avec précision.
De quelle façon est-elle revisitée ? Les détails qui font la
différence ?
Tout se joue dans l’architecture. Un col plus affirmé. Un plastron structuré. Des poignets marqués. Des fronces précises, délicates, des galons brodés qui viennent retravailler l’épure. Des plastrons plissés avec une précision d’orfèvre. Chez Bourrienne, la chemise blanche reste pure, mais jamais neutre. Elle se distingue par des détails subtils qui captent le regard sans jamais l’alourdir. Elle ne rentre pas dans les diktats de la mode. Elle s’impose, tout simplement.

Comment trouver la bonne chemise blanche ?
La bonne chemise se reconnaît immédiatement : Ni trop ajustée, ni trop ample — elle doit accompagner le mouvement sans le contraindre. Une belle chemise blanche ne se remarque pas par excès, mais par justesse. Les étoffes qui la constituent doivent être de la plus haute qualité : des popelines italiennes, des lins belges, travaillés ou bruts, un blanc qui prend la lumière.

Les différentes façons de la porter pour booster son look ?
La chemise blanche est un terrain de jeu. Boutonnée jusqu’en haut pour une allure structurée.
Manches retroussées, légèrement ouverte, pour plus de liberté. Portée sous un blazer avec le travail des poignets qui dépasse subtilement. Glissée dans un jean brut ou portée avec un pantalon taille haute pour une soirée habillée. Elle s’adapte, mais garde toujours sa tenue.
Comment en prendre soin et la garder dans le temps ?
Une belle chemise blanche se respecte. Lavage soigné (maximum 30 degrés), séchage à l’air libre
(surtout pas de sèche-linge), repassage précis. Le soin prolonge l’éclat du blanc et la tenue de la coupe.
Chez Bourrienne, une chemise est pensée pour durer — à condition de lui accorder la même exigence que celle avec laquelle elle a été conçue.
